Mémoires de BENCHARIF Mostéfa premier maire musulman de HADJOUT

BENCHARIF Mostefa né à Miliana le 12 novembre 1913

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Issu d’une famille de fonctionnaires de la magistrature Musulmane, ayant exercé depuis et bien avant la conquête de l’Algérie par la France. Élevé dans les principes Arabo-Islamiques,…Dans le mépris de l’occupant, qui a toujours été considéré comme un « intrus ». Pas de politiciens dans la famille, mais le sentiment nationaliste n’a jamais fait défaut. Sans avoir milité dans aucun parti politique, monsieur Bencharif était connu dans son entourage pour ses sentiments de nationaliste Arabe. Il a exercé les fonctions de justice de 1941 à 1963, pendant  toute sa carrière il n’avait cessé de protéger les siens, et d’assouplir à leur égard bien souvent les rigueurs de la loi. Les regrets et les bons souvenirs qu’il a laissé, partout sur son passage, malgré ses fonctions « ingrates », en sont les meilleurs témoignages de son amour pour ses frères et de son humanisme. En 1942, pendant la guerre France-Allemagne il est mobilisé à Blida en qualité d’aspirant réserviste. Quelques jours après sa mobilisation il est taxé « d’Anti- Français »  par son capitaine Français et le colonel, parce qu’il avait nettement la défense des soldats Musulmans persécutés à tort et des sous officiers Musulmans également qui ne bénéficiaient pas des mêmes avantages que leurs « collègues Français ». Il fût dirigé dans une unité en formation pour le front, surveillé de prêt, et objet de diverses enquêtes d’officiers du 2ème Bureau Français. Envoyé sur le T.O il fut pendant toute la durée de la guerre isolé avec un faible détachement de tirailleurs Algériens dans les forêts et en dernier désarmé à l’époque des événements de Constantine (été 1945)  par des chefs Français. Son attitude courant la période de la révolution (1954 à 1957 a pris conscience de l’importance du mouvement révolutionnaire armé aussitôt est né en lui le sentiment et l’espoir de voir libérer son pays. Voyant tous ses amis arrêtés, pris dans les camps d’internements ou en prison, il était saisi par un complexe d’infériorité en restant inactif, faute d’avoir été intéressé ou contacté par l’organisation clandestine.Vu l’influence qu’il avait auprès de la population, il n’a jamais caché sa sympathie pour cette révolution et l’espoir de sa réussite. Il a donné tant qu’il a pu son soutien moral et matériel aux familles touchées par la répression dont les membres avaient rejoint le maquis. Sollicité par les autorités lors des démissions des élus Algériens, il a refusé de faire partie des délégations spéciales formées à l’époque par des Francais et il a refusé également de faire partie de la commission départementale (conseil général de l’époque), malgré les insistances et les menaces du maire de l’époque. IL A TOUJOURS RESPECTÉ LES CONSIGNES DU F.L.N concernant les grèves, fermetures des magasins etc…a cessé de participer aux cérémonies officielles auxquelles il était invité en tant que fonctionnaire de la ville et ce pour obéir aux consigne du F.L.N. CES DIFFÉRENTES POSITIONS ont entraîné la réaction des colonialistes à savoir 1- il a été désigné en tête d’une liste d’otages (10) qui devaient être exécutés sur place publique en répression de l’assassinat d’un garde champêtre Français en fin 1956 2- a reçu une lettre de la main-rouge (organisation terroriste colonialiste de l’époque) le condamnant à mort. 3- a évité plusieurs embuscades de ses ennemis qui avaient même gagné le concours des chefs militaires dont certains lui montraient une hostilité très marquée. 4- A chacun de ses déplacements il était arrêté par les barrages colonialistes et sa voiture fouillée ainsi que sa serviette porte-documents  de 1958 à 1962A refusé de participer aux comités de Salut Public, malgré l’intervention menaçante et armée de deux activistes notoires, venus le relancer à son domicile le matin du 13 mai 1958.A refusé de se porter candidat à la députation du mois de septembre 1958, malgré les insistances et les démarches de ses ennemis qui le menaçaient d’enlèvement etc… EN MAI 1959 : arrive les élections municipales, avec collège unique et majorité de conseillers Algériens sur les autres…. Il est également harcelé par les colonialistes pour figurer sur leur liste en qualité de 1er adjoint et même de maire. Les mêmes menaces lui sont adressées en cas de refus. C’EST A CE MOMENT, mesurant les dangers dans lesquels il se débattait tout seul depuis 4 années, la résolution de   « PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES » le prit, et c’est ainsi qu’avec l’aide de quelques amis se trouvant a peu prêt dans la même situation, il avait décidé de faire une liste pour s’opposer à celle des colons. Mr BENCHARIF a donc pu monter cette liste, non sans peine car les candidats Français manquaient, et il n’a pu les avoir qu’après maintes astuces et pressions… La liste de Mr BENCHARIF s’était donc présentée à ces élections avec une étiquette et un programme très audacieux à l’époque puisqu’elle était à progrès social et anti-colonialiste . Le jour des élections à Marengo a marqué LA PREMIÈRE DÉFAITE DES COLONS ET DES COLONIALISTES en Algérie depuis l’occupation de la France. Toute la population Musulmane , comme un SEUL HOMME, s’était dressé hommes, femmes et enfants pour barrer la route à la liste colonialiste et les résultats ont été écrasants à quelques voix nous avons eu toutes les voix de votants et votantes musulmans. Le soir tassés dans les camions auréolés de rubans en couleurs, les enfants de la ville par centaines parcouraient les rues de la ville, même la principale, aux cris de vive Ben Bella, vive Bencharif….. L’énervement et l’affolement de la population Européenne étaient à leur comble  et n’avait d’égal que l’enthousiasme bruyant des Musulmans qui s’était poursuivi toute la soirée et même la nuit jusqu’au matin du lundi. NOTRE RÔLE DE MAIRE : Notre première action a été d’interdire à l’armée Française d’exposer sur la place publique le corps des chouhadas capturés et assassinés par eux. Méthode courante dans la région et que nous avons supprimé. De monter une cabale, et de désorganiser le service de renseignement de la police locale, formé d’éléments européens, élevés dans le milieu musulman, dont ils connaissaient les plus petits secrets et qui terrorisaient la population. Dans leur temps une cellule à peine formée qu’elle était dévoilée et arrêtée. Toute notre action fut axée sur la réussite de la révolution: Secours et subsides  à toutes les familles nécessiteuses et PARTICULIÈREMENT à celles dont le ou les membres sont au maquis, en prison enfin au service de la révolution ou tué par les forces de l’ordre colonialiste. Assurer l’embauche à tous les frères sortis des camps ou de prisons…Et leur faciliter la reprise du « service auprès de la révolution »….Marengo est devenu un refuge sûr aux djounouds et à l’organisation civile clandestine…. HÉBERGER CHEZ MOI LES DJOUNOUDS DE PASSAGE à MARENGO ainsi que je peux citer certains parmi eux: les frères BENMESSAOUD- SI REDOUANE (tué à Cherchell au cours d’un combat) SI MENOUAR- SI MOHA BAZAR- SI MOHA SEGHIR-….. Il m’est arrivé d’avoir dans ma villa, dans une chambre les officiers de l’ A.L.N et dans une autre les officiers Français et ce en même temps… CONTACT; avec le capitaine SI MOHAMED SAIDI et plusieurs djounouds, que j’allais rencontrer chez des voisins, pour différentes causes, liaison, renseignements… AIDER LA RÉVOLUTION par des versements de cotisations et par contribution assez importantes.  PROTÉGER LA POPULATION CONTRE LES ABUS DE POUVOIR DES FORCES DE L’ORDRE. FAIT LIBÉRER PRESQUE TOUS LES FRÈRES QUI ÉTAIENT DANS LES CAMPS D’INTERNEMENTS OU DÉTENU EN PRISON …. FAVORISER TOUTES LES MANIFESTATIONS PRESCRITES PAR LE F.L.N (MOUVEMENT DE MASSE DE LA POPULATION) SOUS MA PROTECTION et CELLE DE CERTAINS DE MES CONSEILLERS … A l’occasion de mes voyages en France, j’ai servi de liaison avec les frères de la fédération de France Messieurs FARES et autres….Si Omer etc… En tant que Président du conseil général d’Alger je ne devais pas me présenter au Conseil général car avec mes fonctions de maire je pensais que j’avais suffisamment d’occupation et me plaisais  à vivre au milieu de ma population qui me marquait beaucoup de sympathie, et au milieu de laquelle je me sentais à l’aise. Cependant les colons qui n’avaient pas digéré leur défaite au conseil municipal, se sont ligués pour planter entre moi et l’administration, un adversaire « sérieux », afin de paralyser mon action. Leur choix s’était porté à nouveau sur LARADJI député de l’Algérie Française, qui avait donné les preuves de son attachement, donc les colonialistes ayant formé une liste avec LARADJI et le docteur BUERLE président du C.S.P activiste notoire …une inquiétude était née dans notre milieu, mes amis n’ayant trouvé personne pour barrer la route à ces défaitistes, je me suis vu obligé de me sacrifier. La lutte a été dure, malgré les mauvais traitements, les bousculades et la force nous sommes arrivés à remporter la victoire aux élections, car nous avions la confiance du peuple, qui a su déjouer toutes les manœuvres de ses ennemis. MON ACTION ; détruire le groupe LAGAILLARDISTE qui était assez important dans l’assemblée, en formant une majorité avec beaucoup de peine. Paralyser son action néfaste…Depuis 1960 je n’ai cessé de proclamer et de faire adopter par l’assemblée des motions incitant le gouvernement Français à négocier avec le F.L.N, J’étais d’ailleurs le premier élu Algérien Musulman à prendre cette position en publique et dès le début de mon élection… Ci-joint une pétition écrite qui avait été adressée au gouvernement par mes soins.En janvier 1960 les colons aidés par la territoriale savaient tout au moment du puntch d’Alger (Avril 1961) 3 de mes collègues qui avaient signé cette motion furent tués par l’O.A.S Personnellement j’ai été recherché tant à Alger, qu’à Marengo je ne dois mon salut qu’à mes manœuvres de  dissipation. Après ce puntch  j’ai fait prendre de graves décisions par le préfet contre les activistes notamment, j’ai fait suspendre 27 conseillés généraux et 9 maires colonialistes j’ai fait interner à Berrouaghia 6 activistes de Marengo dont une femme…A ce sujet j’ai fait l’objet d’une condamnation à mort par l’ O.A.S qui a été diffusée par tracts dans tout Alger. Une lettre anonyme postée de Blida m’avait fait connaître que les 2 jeunes RIPOLL quincaillers à Blida activiste notoires avait été désigné par le comité de l’OAS pour m’exécuter …Je me suis alors réfugié en France ou les tueurs de l’O.A.S m’ont poursuivi jusqu’à mon Hotel à Vichy…Je ne dois mon salut qu’à mes différents et multiples déplacements. POLITIQUEMENT: mon action ne tendait qu’à un seul but CELUI DE LA RÉUSSITE DE LA LUTTE POUR L’INDÉPENDANCE….Au cours des congrés, réunions, conférences, commissions d’élus en France ou en Algérie. Mes déclarations n’étaient qu’attaques contre les colonisateurs et renvoi de toutes discussions concernant le statut futur de l’Algérie aux négociations avec les politiciens qualifiés, c’est à dire avec les responsables du mouvement libérateur. J’étais de ceux qui ont saboté la fédération des maires de l’Algérie provoquant la dissolution de celle d’Alger, dirigée par les activistes  pros OAS, je crois également avoir contribué à saboter la 3 ème Force que la France voulait créer. Contacté par Mr JOXE  à ce sujet , venu spécialement à Alger j’ai rejeté brutalement toutes ses propositions ne voulant pas être un traître à mes frères  qui se battent pour l’indépendance…Mon attitude vigilante et intégralement acquise à la liberation du pays, m’avait attiré beaucoup d’ennemis. Condamné à mort par l’O.A.S suspecté par les forces de l’ordre poursuivi jusqu’à mon domicilepar les éléments de la légion déserteurs, je n’ai échappé à leurs coups que grâce à la protection de mes amis et de la presque totalité de la population de Marengo qui veillait même à mon insu sur ma sécurité. 2 de mes vices Présidents Français et mon secrétaire Musulman du conseil général, signataires de la motion tendant à inviter le gouvernement à négocier avec le FLN émise le 09 janvier 1961 furent assassinés par l’ O.A.S . Rentré de France après le cessez le feu j’ai collaboré avec les éléments de l’ALN pour l’installation des diverses organisations locales, préparé les élections pour l’autodétermination des Algérien et continué la gestion communale jusqu’à fin juillet époque à laquelle fatigué physiquement, surmené moralement j’avais sollicité ma relève des fonctions de Maire à Mr le S/Préfet de Blida…Requête suivie d’effet 2 ou 3 jours après. CE QUI PRÉCÈDE REPRÉSENTE UNE PARTIE DE MES ACTIVITÉS EN FAVEUR DE LA RÉVOLUTION DISPENSANT LE LECTEUR DES DÉTAILS CONCERNANT DES FAITS QUOTIDIENS, NON DÉPOURVUS POURTANT D’INTÉRÊT ET QUI SONT LA CONFIRMATION DU BUT RECHERCHÉ QUI ÉTAIT MON UNIQUE ASPIRATION. LES DÉCLARATIONS CI DESSUS SOUS LA FOI DU SERMENT ET JE SUIS EN MESURE D’EN JUSTIFIER  L’AUTHENTICITÉ DEVANT QUI IL APPARTIENDRA 

HADJOUT : Un Président d’A.P.C …C’est quoi ????

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A travers le monde, la personnalité la plus représentative d’une ville, après le président de la République, c’est son maire.

Lors d’une visite officielle d’un chef d’Etat, le maire, facilement reconnaissable à l’écharpe aux couleurs de son pays, est

généralement à côté du président de la République pour recevoir cet hôte de marque.  C’est au maire que sont confiées les clés

symboliques de la ville en question et ce dernier, pour preuve de son importance, peut « remettre les clés de la ville » à l’invité

d’honneur pour lui signifier qu’il est et  sera toujours le bienvenu dans sa citadelle. L’Algérie a même fait mieux puisqu’elle a élevé

le maire au rang de président. Président de l’Assemblée populaire communale ! Mais qui dit clé, dit richesse à préserver et à faire

fructifier. Le maire est un élu à qui les citoyens ont confié tous leurs biens, cinémas, théâtres, piscines, marchés, bus,  parkings,

rues… Tous ces biens sont susceptibles de rentrées d’argent pour enrichir la ville. Et le maire a pour mission essentielle de les

défendre « bec et ongles » et contre « vents et marées ». Mais la  mairie de HADJOUT ex MARENGO semble avoir perdu les clés

de la ville de l’Ouest Mitidja et laisser les portes ouvertes à tous les vents dévastateurs. C’est ainsi que la dernière salle de  cinéma,

inexploitée pendant des décennies, a été prise lamentablement par une démolition sciemment programmée. Certaines rues de la

ville sont devenues la propriété la « propriété » des gardiens de voitures, où il n’existe plus désormais  un endroit où vous pouvez

garer votre véhicule sans qu’un individu ne vous interpelle pour vous signaler sa présence et vous demander de ne pas tarder, car

il doit  rentabiliser son commerce, là aussi aucun centime ne renfloue   les caisses de l’APC. En plus   on  crie, à qui veut l’entendre,

que le budget de la commune est insuffisant alors que des magasins, malgré plusieurs appels d’offres, restent fermés est-ce  à cause

des loyers trop élevés ?   Interrogé sur le sujet un célibataire endurci comme il le souligne avec accent « Hna wled bled mtaychine

fel oued-Meurad » ( nous enfants de HADJOUT sommes jetés à l’oued Meurad) il préfère squatter la rue pour vendre ses produits

informel que de débourser 30 millions de centimes pour un étalage au marché qui manquait de structure  dit-il , un autre

apparemment de même âge  enchaîne le pourquoi des locaux jouxtant le marché couvert ainsi que les commerce à la cité sorec sud

restent fermés tout en instant sur le manque flagrant de finition alors que le siège sportif a bénéficié de toutes les commodités,

décorations intérieure et extérieure,  mobiliers etc …La totale et clefs en main ajoute le commun des HADJOUTIS et ajoute à

notre curiosité,   le siège n’a de valeur que  si il portait son nom  U.S.M.M,  le Club avait un siège où se réunissait toute la famille

sportive, toutes disciplines confondues,  avec ses bureaux, salle de réunion, archives et les coupes exposées très fièrement n’avait-

il pas été vendu par l’A.P.C  ???

En guise de conclusion les personnes abordées mettent l’accent sur  le manque de transparence dans la gestion des affaires de la

ville qui devrait-être administré en bon père de famille .

Et  pourtant il faut bien  rappeler que l’on ne prend pas aussi facilement possession des biens d’une commune sans délibération

préalable.   

Alors dans l’absolu et si un jour  vous  auriez la malchance de laisser   les portes de votre logement ouvertes, et au retour vous

croiserez  des personnes en train de « déménager » votre frigidaire, votre téléviseur, votre micro …et que vous les assisteriez  à

charger leur camionnette, il vous sera difficile d’aller par la suite porter plainte pour vol. Mais cinémas, théâtres, piscines,

marchés, bus,  parkings, rues…ne sont pas la propriété du maire ou de l’assemblée populaire communale, ce sont les biens des

citoyens qui leur ont été confiés pour la durée d’un mandat. Alors, finalement, c’est quoi  être  maire ?

AUXILLIARE DE JUSTICE: un notaire peu scrupuleux

La détresse d’une femme face à un notaire peu scrupuleux

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C’est incroyable ce qui est arrivé à Mme Hamida Bedjaoui qui n’est autre que la nièce du célèbre musicien Mohamed Iguerbouchéne. Cette dame est en train d’effectuer un véritable parcours du combattant pour arracher ses droits en vertu d’un acte notarié en bonne et due forme, et ce, devant un mutisme totale de l’autorité judiciaire.

Tout portait à croire que l’acte de donation en question n’était qu’une simple formalité, mais force est de constater que cette affaire aller prendre des proportions inimaginables car vraisemblablement, comme l’avoue Mme Bedjaoui, « je pense que quelqu’un veut détourner mon bien à son profit et c’est pour cette raison qu’à cette heure précise, mon acte de propriété n’a pas été validé par les différents services des réserves foncières de Cherchell et cela depuis le 29 janvier 2000, date de la signature de l’acte de donation». En effet, en date du 29 janvier 2000, le donateur qui n’est autre que l’oncle de la bénéficiaire, a léguer sous forme de donation un terrain de 4,03 ha à sa nièce Bedjaoui Hamida en présence de deux témoins devant le notaire. Le document en question a été inscrit par la suite à la direction des impôts de Tipasa durant l’année 2000. Sur le reçu de frais établi par le notaire, on peu lire ( je soussigné …… notaire à Hadjout certifie et atteste avoir reçu de Mme Bedjaoui Hamida la somme de 35 000 DA représentant les frais notariés relatifs à la donation qui lui a été consentie par son oncle M. Iguerbouchène Mustapha suivant acte dressé par nos soins en date du 29 janvier 2000). Mais au grand désespoir de Mme Bedjaoui, cet acte n’a jamais était transmis à la réserve foncière pour sa validation. Devant un silence qui ne dit pas son nom et après plus de neuf ans et ne voyant rien venir, Mme Bedjaoui à poursuivi en justice le notaire devant le tribunal de Hadjout en date du 20 octobre 2009 qui a condamné l’intéressé à l’obligation de remettre l’acte en question. Aussi en date du 21 février 2010, la cour de Blida a entériné les décisions du tribunal de Hadjout en faveur de la plaignante. Par ailleurs, en date du 20 mai 2010, le tribunal de Hadjout a notifié au notaire un délai d’un mois pour clôturer les procédures liées à l’acte de donation au profit de la plaignante. Durant le mois d’avril de cette année, nous nous sommes rendus au cabinet du notaire pour connaître les raisons de ce retard et la non-application des décisions de justice. Ce dernier accuse ouvertement la direction des réserves foncière de Cherchell en affirmant que c’est cette dernière qui a bloqué délibérément son dossier. Nous nous sommes rapprochés en date du mai 2013 des services de la réserve foncière de Cherchell afin de vérifier les allégations du notaire. Quelle fut notre surprise de constater que le dossier de Mme Bedjaoui Hamida a atterri sur le bureau du conservateur en date du 17 janvier 2013, soit 13 années plus tard. Ainsi, il apparaît clairement que ce notaire indélicat tente par des moyens directs ou indirects à saper le morale de cette femme et ceci conforte la peur de cette dernière qui affirme que des personnes occultes visent à accaparer son terrain. Aux dernières nouvelles, la cour de Blida en date du 15 mai 2013 a reconnu que c’est un acte authentique et par conséquent le notaire se voit obliger de remettre ce document à Mme Bedjaoui Hamida pour en jouir en toutes circonstances. Cet épilogue dramatique est la seule faute d’un individu qui au mépris des lois s’ingénue à semer le trouble et l’inquiétude chez une mère de famille qui durant près de 13 ans qui vit dans la peur sans compter les sommes astronomiques qu’elle a dû débourser pour faire valoir ses droits légitimes. Il convient de souligner que par la faute de ce notaire, Mme Bedjaoui vit avec ses deux filles sans eau ni électricité ni téléphone compte tenu que l’acte n’est pas en sa possession pour se rapprocher des différentes institutions afin de clarifier une situation des plus dramatiques. Le terrorisme administratif existe bel et bien chez nous mais le plus grave est qu’il émane d’hommes qui sont censés représenter la loi et non la contourner à leur profit. Le drame qu’est en train de vivre Mme Bedjaoui n’est que la partie visible de l’iceberg.

Source: La Nouvelle République par Mohamed El-Ouahed

Affaire BENCHARIF MOSTEFA, premier maire Algérien de la ville de HADJOUT ex Marengo… Acte 4:

                                 

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DEPARTEMENT D’ALGER                                                         15 JANVIER 1965       

ARRONDISSEMENT DE BLIDA                                                                                                                                                                                                                                         

COMMUNE DE MARENGO                      

                                                                                     Le  Président de la Délégation Spéciale

                                                                                      et le Coordinateur  de la Kasma   de

   
                                                                                        HADJOUT                                                                                                                                                                  

                                                                                       

                                                                                           A Monsieur le Sous-Préfet                                                                                      

                                                                                                                               – BLIDA-                                                                

                                                                                         

 

Monsieur le Sous-Préfet,                                                                                                                          

                Nous avons l’honneur de vous informer qu’à la suite d’une Assemblée générale

tenue par la Délégation Spéciale et la Kasma de HADJOUT, le 6 Janvier courant il s’était

révélé que les mesures de nationalisation des biens appartenant à M. BENCHERIF Mostéfa,

ne sont pas justifiées.

                 A l’unanimité de ses membres, l’assemblée avait décidé qu’une requête vous soit

adressée, afin de voir rapporter purement et simplement l’arrêté du 30 Septembre 1964

n° 630/BD.SS mettant les biens de Monsieur BENCHARIF sous la protection de l’Etat.                                                                                                                                                                                                       

                  Effectivement après une enquête longue et approfondie, il résulte que M.

BENCHARIF Mostéfa, n’a jamais failli à son devoir de bon Algérien quelles que soient

les circonstances. Il a toujours été aux cotés des frères révolutionnaires. Il a aidé par

tous ses moyens, argent, conseils, renseignements, liaisons et sa maison avait servi de

refuge aux frères combattants.

                   La mesure que l’assemblée sollicite à son profit ne ferait donc que rétablir une

situation et apportera sans aucun doute, le calme dans tous les esprits.

                   Je vous demanderais par conséquent de vouloir bien intervenir

personnellement pour que l’arrêté ci-dessus énoncé soit rapporté purement et simplement.

                   Nous vous prions, Monsieur le Sous-Préfet d’agréer l’expression de nos

sentiments les plus fraternels.

Signé:  L e Coordinateur de la Kasma                                      

et Le Président,

revêtu d’un cachet rond en Arabe et Français

 RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE                                                                                      

 et au centre du timbre en Arabe et en Français « Ville de Marengo » (Alger)                                                                      

                                         

                                                                                                             

ACTE 3: BENCHARIF MOSTEFA ANCIEN MAIRE DE MARENGO,… MALGRÉ LES RECOURS RESTE VICTIME ….

DÉPARTEMENT D’ALGER                            REPUBLIQUE      ALGERIENNE
ARRONDISSEMENT DE BLIDA                                                   
COMMUNE DE MARENGO
                                                                                                             –  D E C I S I O N  –
                                                                                      Le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de HADJOUT;
                                                                       

Vu la loi n° 62-157 tendant à la reconduction jusqu’à nouvel ordre de la législation en vigueur au

31.12.1962, sauf dans ses dispositions contraires à la Souveraineté Nationale ;
                                                                     

Vu le décret n° 63-168 du 9 Mai 1963, relatif à la mise sous protection de l’Etat des biens mobiliers

et immobiliers, dont le mode d’acquisition de gestion d’exploitation ou d’utilisation est susceptible de troubler

l’ordre public ou la paix sociale ;

                                                                         

Vu l’arrêté de M. le Préfet d’Alger en date du 30 Septembre  1964 n° 630/BD.SS mettant sous la

protection de l’Etat les biens appartenant à M. BENCHARIF Mostéfa ;
                                                                           

Considérant que la délégation Spéciale, avec à la tête son Président ainsi que la Kasma de Hadjout

étaient complètement dans l’ignorance des activités du Frère BENCHARIF au sein du F.L.N pendant la révolution

armée ;
                                                                           

Considérant que le frère BENCHARIF Mostéfa a été nationalisé à tort ;
                                                                             

Sur proposition de la délégation Spéciale et de la Kasma de Hadjout,
                                                                                                     

                                                                                                                            Décide :
                                                                             

ARTICLE 1 er. – Les biens mobiliers et immobiliers ayant fait l’objet de nationalisation le

30.9.1964 sont restitués au frère BENCHARIF Mostéfa.
                                                                             

ARTICLE 2.  – M. le Sous-Préfet de Blida est prié de prendre toutes mesures nécessaires pour que

les biens désignés ci-dessus soient restitués à l’intéressé.

Le Coordinateur de la Kasma de HADJOUT                                                                                      

HADJOUT, le 7 JAN 1965
                                                                                                                                                     

Signé Le Président de la Délégation Spéciale,
                                                                                                                                                     

Pour le Président, Le Vice-Président délégué
                                                                                                                                                     

Cachet rond portant au pourtour en Français et langue nationale
                                                                                                                                                     

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