Dernier hommage à une Algérienne Que Fanny repose en paix dans cette terre pour laquelle elle avait une passion sans borne

Fanny Colonna inhumée hier à Constantine Dernier hommage à une Algérienne Que Fanny repose en paix dans cette terre pour laquelle elle avait une passion sans borne Dans la nuit du dimanche 16 au lundi 17 novembre est décédée dans son domicile parisien l’anthropologue algérienne Fanny Colonna à l’âge de 80 ans. Originaire de Constantine, Fanny, née Reynaud, a, dès sa prime jeunesse, rejeté le système colonial qui opprimait les autochtones avec qui elle a partagé les aspirations nationalistes. Elle faisait partie de la mouvance des catholiques progressistes, sensibles à la condition politique et sociale de ceux que l’administration coloniale appelait les Français musulmans. Cette mouvance était animée par André Mandouze, Pierre Chaulet, Pierre Colonna, qui deviendra son mari dans les années 1950. Ils militaient dans l’Association de la jeunesse algérienne pour l’action sociale (AJAAS) et écrivaient dans Consciences maghrébines qui était la revue où ils exprimaient leurs positions politiques et idéologiques. Ils étaient en contact permanent avec les nationalistes autochtones, dont Mahfoud Kaddache, historien et dirigeant des Scouts musulmans, et Salah Louanchi, membre de la direction centrale du MTLD, parti d’où sera issu le FLN qui lancera l’insurrection en 1954. Fanny Colonna est représentative d’un courant d’opinion qui était attaché à l’idée d’une nation algérienne souveraine multiethnique, courant malheureusement minoritaire parmi les pieds-noirs. Ils étaient néanmoins plusieurs centaines à avoir épousé la cause du FLN, et beaucoup d’entre eux ont subi la répression, notamment Evelyne Lavalette, célèbre détenue politique. Il faut citer aussi dans ce courant l’abbé Alfred Bérenguer, qui a été durant la guerre le représentant du FLN en Amérique latine, et aussi les abbés Pierre Mamet, Jean Scotto, Jobic Kerlan… Tous ces pieds-noirs, dont les arrières-grands-parents étaient nés en Algérie, se sentaient Algériens et avaient pris position contre la domination coloniale. Ils militaient pour un Etat algérien souverain où autochtones et pieds-noirs seraient des citoyens égaux. Leur attitude politique ne souffrait d’aucune ambiguïté, ce qui les a placés du côté des nationalistes contre la majorité des pieds-noirs acquis à l’Algérie française. Aux yeux de ces derniers, ils étaient des traîtres à la France, à la mère-patrie, alors que c’était des justes qui avaient une autre idée de la France et de son honneur. En 1955, un drame familial, conséquence de la guerre de Libération qui avait commencé un an plus tôt, a bouleversé la vie de Fanny. Son père, administrateur dans la commune de M’sila, a été tué par le FLN. Après un séjour d’un an à Nice avec sa mère pour faire son deuil, elle revient au pays, convaincue plus que jamais que l’Algérie a droit à l’indépendance. A la fin de la guerre, elle opte pour la nationalité algérienne et renonce à la nationalité française, demeurant, avec son mari, à Alger où elle a fini ses études universitaires. Munie d’une licence en anthropologie, elle s’inscrit en thèse à Paris sous la direction de Pierre Bourdieu sur le thème des instituteurs algériens formés à Bouzaréah entre 1883 et 1939. La thèse a été publiée à la Fondation nationale de sciences politiques à Paris et à l’Office des publications universitaires à Alger en 1975. Pendant un temps, elle a été chercheur à Alger à l’Association algérienne pour la recherche et le développement économique et Social (AARDES), à l’origine fondée par Pierre Bourdieu à la fin des années 1950 et au Centre de recherche d’anthropologie, de préhistoire et d’ethnologie (CRAPE), avant d’obtenir un poste de chargée de recherche au CNRS à Paris. Titulaire d’une carte de séjour au même titre que les travailleurs émigrés, elle réside à Paris et à Alger, et s’investit dans la collaboration entre enseignants français et algériens avec le but de renforcer la recherche universitaire en Algérie. Dès la fin des années 1970, ses travaux ont porté sur les changements religieux dans l’Algérie contemporaine, choisissant comme terrain d’investigation d’abord Timimoun et ensuite les Aurès qui l’ont inspirée dans la production de textes qui font autorité dans le domaine de l’anthropologie religieuse de l’Algérie. Ses deux textes phares sont «Saints furieux et saints studieux, ou comment dans l’Aurès la religion vient aux tribus» (Annales, ESC, 1980) et Les Versets de l’invincibilité, ouvrage paru en 1995 aux Presses de Science Po Paris, traduit en arabe en 2005 au Caire par les éditions ‘Alam Ettalath sous le titre Ayat es sumud. Dans cet ouvrage, elle remet en cause le schéma binaire de Ernest Gellner qui postule que l’islam citadin et l’islam rural sont opposés et que le premier a vaincu le second. Elle montre de manière assez fine, à travers l’étude des zaouiates dans les Aurès, que les familles maraboutiques n’étaient pas hostiles à l’islah (le réformisme), et que ces familles envoyaient leurs enfants se former à Constantine dans les écoles de l’Association des oulémas de Abdelhamid Ben Badis, et revenaient au village pour propager la vision religieuse des réformistes citadins. Fanny Colonna était passionnée par son terrain et a écrit beaucoup d’articles et d’ouvrages, dont Timimoun, une civilisation citadine (éditions Mardaga, Bruxelles,1989), Entre insurrection et révolution (éditions Azur, Akbou, 2006), Le meunier, les moines et le bandit (Actes Sud-Sinbad, 2010). Fanny Colonna a donné un long entretien à l’anthropologue J.P. Van Staëvel, paru dans la revue d’Etude des mondes musulmans et de la Méditerranée (juillet 2014, n° 135) dans lequel elle exprimait sa frustration face au désintérêt des chercheurs algériens pour l’anthropologie religieuse, et sa déception que les chercheurs français ne se soient pas encore émancipés du modèle durkheimien des religions. Elle laisse un vide parmi ceux qui l’ont connue et qui l’appréciaient pour son érudition de l’islam rural, et aussi pour sa spontanéité, sa franchise et son sourire désarmant. Elle a souhaité être enterrée dans sa ville natale, à côté de son père, dans le cimetière chrétien de Constantine. Malgré l’amour qu’elle avait pour son père, Fanny avait opté pour la justice, à la différence d’un autre pied-noir célèbre de Constantine. Qu’elle repose en paix dans cette terre pour laquelle elle avait une passion sans borne. Par Lahouari Addi : IEP de Lyon, Laboratoire Triangle
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Mémoires de BENCHARIF Mostéfa premier maire musulman de HADJOUT

BENCHARIF Mostefa né à Miliana le 12 novembre 1913

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Issu d’une famille de fonctionnaires de la magistrature Musulmane, ayant exercé depuis et bien avant la conquête de l’Algérie par la France. Élevé dans les principes Arabo-Islamiques,…Dans le mépris de l’occupant, qui a toujours été considéré comme un « intrus ». Pas de politiciens dans la famille, mais le sentiment nationaliste n’a jamais fait défaut. Sans avoir milité dans aucun parti politique, monsieur Bencharif était connu dans son entourage pour ses sentiments de nationaliste Arabe. Il a exercé les fonctions de justice de 1941 à 1963, pendant  toute sa carrière il n’avait cessé de protéger les siens, et d’assouplir à leur égard bien souvent les rigueurs de la loi. Les regrets et les bons souvenirs qu’il a laissé, partout sur son passage, malgré ses fonctions « ingrates », en sont les meilleurs témoignages de son amour pour ses frères et de son humanisme. En 1942, pendant la guerre France-Allemagne il est mobilisé à Blida en qualité d’aspirant réserviste. Quelques jours après sa mobilisation il est taxé « d’Anti- Français »  par son capitaine Français et le colonel, parce qu’il avait nettement la défense des soldats Musulmans persécutés à tort et des sous officiers Musulmans également qui ne bénéficiaient pas des mêmes avantages que leurs « collègues Français ». Il fût dirigé dans une unité en formation pour le front, surveillé de prêt, et objet de diverses enquêtes d’officiers du 2ème Bureau Français. Envoyé sur le T.O il fut pendant toute la durée de la guerre isolé avec un faible détachement de tirailleurs Algériens dans les forêts et en dernier désarmé à l’époque des événements de Constantine (été 1945)  par des chefs Français. Son attitude courant la période de la révolution (1954 à 1957 a pris conscience de l’importance du mouvement révolutionnaire armé aussitôt est né en lui le sentiment et l’espoir de voir libérer son pays. Voyant tous ses amis arrêtés, pris dans les camps d’internements ou en prison, il était saisi par un complexe d’infériorité en restant inactif, faute d’avoir été intéressé ou contacté par l’organisation clandestine.Vu l’influence qu’il avait auprès de la population, il n’a jamais caché sa sympathie pour cette révolution et l’espoir de sa réussite. Il a donné tant qu’il a pu son soutien moral et matériel aux familles touchées par la répression dont les membres avaient rejoint le maquis. Sollicité par les autorités lors des démissions des élus Algériens, il a refusé de faire partie des délégations spéciales formées à l’époque par des Francais et il a refusé également de faire partie de la commission départementale (conseil général de l’époque), malgré les insistances et les menaces du maire de l’époque. IL A TOUJOURS RESPECTÉ LES CONSIGNES DU F.L.N concernant les grèves, fermetures des magasins etc…a cessé de participer aux cérémonies officielles auxquelles il était invité en tant que fonctionnaire de la ville et ce pour obéir aux consigne du F.L.N. CES DIFFÉRENTES POSITIONS ont entraîné la réaction des colonialistes à savoir 1- il a été désigné en tête d’une liste d’otages (10) qui devaient être exécutés sur place publique en répression de l’assassinat d’un garde champêtre Français en fin 1956 2- a reçu une lettre de la main-rouge (organisation terroriste colonialiste de l’époque) le condamnant à mort. 3- a évité plusieurs embuscades de ses ennemis qui avaient même gagné le concours des chefs militaires dont certains lui montraient une hostilité très marquée. 4- A chacun de ses déplacements il était arrêté par les barrages colonialistes et sa voiture fouillée ainsi que sa serviette porte-documents  de 1958 à 1962A refusé de participer aux comités de Salut Public, malgré l’intervention menaçante et armée de deux activistes notoires, venus le relancer à son domicile le matin du 13 mai 1958.A refusé de se porter candidat à la députation du mois de septembre 1958, malgré les insistances et les démarches de ses ennemis qui le menaçaient d’enlèvement etc… EN MAI 1959 : arrive les élections municipales, avec collège unique et majorité de conseillers Algériens sur les autres…. Il est également harcelé par les colonialistes pour figurer sur leur liste en qualité de 1er adjoint et même de maire. Les mêmes menaces lui sont adressées en cas de refus. C’EST A CE MOMENT, mesurant les dangers dans lesquels il se débattait tout seul depuis 4 années, la résolution de   « PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES » le prit, et c’est ainsi qu’avec l’aide de quelques amis se trouvant a peu prêt dans la même situation, il avait décidé de faire une liste pour s’opposer à celle des colons. Mr BENCHARIF a donc pu monter cette liste, non sans peine car les candidats Français manquaient, et il n’a pu les avoir qu’après maintes astuces et pressions… La liste de Mr BENCHARIF s’était donc présentée à ces élections avec une étiquette et un programme très audacieux à l’époque puisqu’elle était à progrès social et anti-colonialiste . Le jour des élections à Marengo a marqué LA PREMIÈRE DÉFAITE DES COLONS ET DES COLONIALISTES en Algérie depuis l’occupation de la France. Toute la population Musulmane , comme un SEUL HOMME, s’était dressé hommes, femmes et enfants pour barrer la route à la liste colonialiste et les résultats ont été écrasants à quelques voix nous avons eu toutes les voix de votants et votantes musulmans. Le soir tassés dans les camions auréolés de rubans en couleurs, les enfants de la ville par centaines parcouraient les rues de la ville, même la principale, aux cris de vive Ben Bella, vive Bencharif….. L’énervement et l’affolement de la population Européenne étaient à leur comble  et n’avait d’égal que l’enthousiasme bruyant des Musulmans qui s’était poursuivi toute la soirée et même la nuit jusqu’au matin du lundi. NOTRE RÔLE DE MAIRE : Notre première action a été d’interdire à l’armée Française d’exposer sur la place publique le corps des chouhadas capturés et assassinés par eux. Méthode courante dans la région et que nous avons supprimé. De monter une cabale, et de désorganiser le service de renseignement de la police locale, formé d’éléments européens, élevés dans le milieu musulman, dont ils connaissaient les plus petits secrets et qui terrorisaient la population. Dans leur temps une cellule à peine formée qu’elle était dévoilée et arrêtée. Toute notre action fut axée sur la réussite de la révolution: Secours et subsides  à toutes les familles nécessiteuses et PARTICULIÈREMENT à celles dont le ou les membres sont au maquis, en prison enfin au service de la révolution ou tué par les forces de l’ordre colonialiste. Assurer l’embauche à tous les frères sortis des camps ou de prisons…Et leur faciliter la reprise du « service auprès de la révolution »….Marengo est devenu un refuge sûr aux djounouds et à l’organisation civile clandestine…. HÉBERGER CHEZ MOI LES DJOUNOUDS DE PASSAGE à MARENGO ainsi que je peux citer certains parmi eux: les frères BENMESSAOUD- SI REDOUANE (tué à Cherchell au cours d’un combat) SI MENOUAR- SI MOHA BAZAR- SI MOHA SEGHIR-….. Il m’est arrivé d’avoir dans ma villa, dans une chambre les officiers de l’ A.L.N et dans une autre les officiers Français et ce en même temps… CONTACT; avec le capitaine SI MOHAMED SAIDI et plusieurs djounouds, que j’allais rencontrer chez des voisins, pour différentes causes, liaison, renseignements… AIDER LA RÉVOLUTION par des versements de cotisations et par contribution assez importantes.  PROTÉGER LA POPULATION CONTRE LES ABUS DE POUVOIR DES FORCES DE L’ORDRE. FAIT LIBÉRER PRESQUE TOUS LES FRÈRES QUI ÉTAIENT DANS LES CAMPS D’INTERNEMENTS OU DÉTENU EN PRISON …. FAVORISER TOUTES LES MANIFESTATIONS PRESCRITES PAR LE F.L.N (MOUVEMENT DE MASSE DE LA POPULATION) SOUS MA PROTECTION et CELLE DE CERTAINS DE MES CONSEILLERS … A l’occasion de mes voyages en France, j’ai servi de liaison avec les frères de la fédération de France Messieurs FARES et autres….Si Omer etc… En tant que Président du conseil général d’Alger je ne devais pas me présenter au Conseil général car avec mes fonctions de maire je pensais que j’avais suffisamment d’occupation et me plaisais  à vivre au milieu de ma population qui me marquait beaucoup de sympathie, et au milieu de laquelle je me sentais à l’aise. Cependant les colons qui n’avaient pas digéré leur défaite au conseil municipal, se sont ligués pour planter entre moi et l’administration, un adversaire « sérieux », afin de paralyser mon action. Leur choix s’était porté à nouveau sur LARADJI député de l’Algérie Française, qui avait donné les preuves de son attachement, donc les colonialistes ayant formé une liste avec LARADJI et le docteur BUERLE président du C.S.P activiste notoire …une inquiétude était née dans notre milieu, mes amis n’ayant trouvé personne pour barrer la route à ces défaitistes, je me suis vu obligé de me sacrifier. La lutte a été dure, malgré les mauvais traitements, les bousculades et la force nous sommes arrivés à remporter la victoire aux élections, car nous avions la confiance du peuple, qui a su déjouer toutes les manœuvres de ses ennemis. MON ACTION ; détruire le groupe LAGAILLARDISTE qui était assez important dans l’assemblée, en formant une majorité avec beaucoup de peine. Paralyser son action néfaste…Depuis 1960 je n’ai cessé de proclamer et de faire adopter par l’assemblée des motions incitant le gouvernement Français à négocier avec le F.L.N, J’étais d’ailleurs le premier élu Algérien Musulman à prendre cette position en publique et dès le début de mon élection… Ci-joint une pétition écrite qui avait été adressée au gouvernement par mes soins.En janvier 1960 les colons aidés par la territoriale savaient tout au moment du puntch d’Alger (Avril 1961) 3 de mes collègues qui avaient signé cette motion furent tués par l’O.A.S Personnellement j’ai été recherché tant à Alger, qu’à Marengo je ne dois mon salut qu’à mes manœuvres de  dissipation. Après ce puntch  j’ai fait prendre de graves décisions par le préfet contre les activistes notamment, j’ai fait suspendre 27 conseillés généraux et 9 maires colonialistes j’ai fait interner à Berrouaghia 6 activistes de Marengo dont une femme…A ce sujet j’ai fait l’objet d’une condamnation à mort par l’ O.A.S qui a été diffusée par tracts dans tout Alger. Une lettre anonyme postée de Blida m’avait fait connaître que les 2 jeunes RIPOLL quincaillers à Blida activiste notoires avait été désigné par le comité de l’OAS pour m’exécuter …Je me suis alors réfugié en France ou les tueurs de l’O.A.S m’ont poursuivi jusqu’à mon Hotel à Vichy…Je ne dois mon salut qu’à mes différents et multiples déplacements. POLITIQUEMENT: mon action ne tendait qu’à un seul but CELUI DE LA RÉUSSITE DE LA LUTTE POUR L’INDÉPENDANCE….Au cours des congrés, réunions, conférences, commissions d’élus en France ou en Algérie. Mes déclarations n’étaient qu’attaques contre les colonisateurs et renvoi de toutes discussions concernant le statut futur de l’Algérie aux négociations avec les politiciens qualifiés, c’est à dire avec les responsables du mouvement libérateur. J’étais de ceux qui ont saboté la fédération des maires de l’Algérie provoquant la dissolution de celle d’Alger, dirigée par les activistes  pros OAS, je crois également avoir contribué à saboter la 3 ème Force que la France voulait créer. Contacté par Mr JOXE  à ce sujet , venu spécialement à Alger j’ai rejeté brutalement toutes ses propositions ne voulant pas être un traître à mes frères  qui se battent pour l’indépendance…Mon attitude vigilante et intégralement acquise à la liberation du pays, m’avait attiré beaucoup d’ennemis. Condamné à mort par l’O.A.S suspecté par les forces de l’ordre poursuivi jusqu’à mon domicilepar les éléments de la légion déserteurs, je n’ai échappé à leurs coups que grâce à la protection de mes amis et de la presque totalité de la population de Marengo qui veillait même à mon insu sur ma sécurité. 2 de mes vices Présidents Français et mon secrétaire Musulman du conseil général, signataires de la motion tendant à inviter le gouvernement à négocier avec le FLN émise le 09 janvier 1961 furent assassinés par l’ O.A.S . Rentré de France après le cessez le feu j’ai collaboré avec les éléments de l’ALN pour l’installation des diverses organisations locales, préparé les élections pour l’autodétermination des Algérien et continué la gestion communale jusqu’à fin juillet époque à laquelle fatigué physiquement, surmené moralement j’avais sollicité ma relève des fonctions de Maire à Mr le S/Préfet de Blida…Requête suivie d’effet 2 ou 3 jours après. CE QUI PRÉCÈDE REPRÉSENTE UNE PARTIE DE MES ACTIVITÉS EN FAVEUR DE LA RÉVOLUTION DISPENSANT LE LECTEUR DES DÉTAILS CONCERNANT DES FAITS QUOTIDIENS, NON DÉPOURVUS POURTANT D’INTÉRÊT ET QUI SONT LA CONFIRMATION DU BUT RECHERCHÉ QUI ÉTAIT MON UNIQUE ASPIRATION. LES DÉCLARATIONS CI DESSUS SOUS LA FOI DU SERMENT ET JE SUIS EN MESURE D’EN JUSTIFIER  L’AUTHENTICITÉ DEVANT QUI IL APPARTIENDRA 

NOUVELLES REVELATIONS… Affaire Audin :

NOUVELLES REVELATIONS…

Affaire Audin : les révélations posthumes d’Aussaresses sur un crime d’Etat

Par Nathalie Funes. Un livre à paraître jeudi 9 janvier dévoile les propos tenus par le général Aussaresses avant sa mort, sur la disparition de Maurice Audin en juin 1957.

L’un des derniers mystères de la guerre d’Algérie pourra-t-il être levé ? Saura-t-on enfin comment est mort Maurice Audin, professeur de mathématiques à l’Université d’Alger, arrêté et torturé par les parachutistes en juin 1957 et que personne n’a plus jamais revu vivant ? Dans les colonnes du « Nouvel Observateur », en mars 2012 (1), nous avions apporté des éléments nouveaux sur la disparition de ce jeune homme, âgé de 25 ans, père de trois enfants et membre du Parti Communiste Algérien (PCA).

Nous avions en effet publié l’extrait d’un manuscrit du colonel Yves Godard, commandant de la zone Alger-Sahel au moment de la bataille d’Alger, l’une des périodes les plus noires de la guerre d’Algérie, durant laquelle des milliers de militants anticolonialistes – tous algériens à l’exception de Maurice Audin – ont « disparu ».

Dans ce document inédit conservé jusque-là dans les archives de la Hoover Institution, à l’Université Stanford, en Californie, et probablement écrit au début des années 70, le colonel Godard, décédé en 1975, indiquait que Maurice Audin ne s’était pas évadé, comme le veut la thèse officielle, mais avait été exécuté par un officier de l’armée française. Il donnait également le nom de l' »agent d’exécution », pour reprendre ses termes : le sous-lieutenant Gérard Garcet, un ancien résistant, diplômé de Saint-Cyr, qui avait travaillé aux côtés du général Jacques Massu, le « chef de la police » à Alger, avant de rejoindre le groupe du commandant Paul Aussaresses, chargé des renseignements.

UNE GRANDE DAME  » EVELINE SAFIR LAVALETTE  » COMBATTANTE DE L’INDEPENDANCE DE l’ALGERIE

DÉCÈS VENDREDI LE 25 AVRIL D’UNE GRANDE DAME  » ÉVELINE SAFIR LAVALETTE  » COMBATTANTE DE L’INDÉPENDANCE DE l’Algérie ….PAIX A SON ÂME !

Eveline Safir Lavalette, moudjahida d’origine européenne, ayant fait le choix, très tôt, et évident pour elle, d’être Algérienne au point d’en payer le prix fort (arrêtée en novembre 1956, elle est condamnée à trois ans de prison, torturée, abusivement internée dans un service psychiatrique), aura attendu l’âge de 86 ans pour enfin publier ces textes que l’on reçoit comme un don.

Dans un registre tout à fait inédit, entre poème en prose, réminiscence, évocation, chronique des petits riens, son écriture reste inclassable. Ici, nul désir de rédiger des mémoires, de verser dans l’autobiographie, nul souci d’exhaustivité – tout est dans l’ellipse, le rythme, le mot juste et sobre. Le lecteur devra se « contenter » de bribes, de fragments, de sensations : l’enfance à Rouiba, le militantisme scout, l’engagement auprès du FLN ensuite, la prison – souvenirs glaçants, lumineux pourtant, aériens presque –, l’indépendance, Benchicao dans les années quatre-vingt-dix, l’exil, le retour à Médéa enfin.

L’auteur tisse les mots de ses textes comme elle a tissé la tissure de sa vie, avec courage, gravité, intégrité, mais aussi un humour, une fraîcheur et une fantaisie qui sont sa marque.
On en vient alors à se poser la question : cette forme qu’Eveline Safir a choisie – cette vision poétique, cet « ailleurs » –, ne serait-elle pas la forme la plus éloquente, la plus puissante, et peut-être la plus « vraie », du témoignage ?

Eveline Lavalette, issue d’une famille vivant en Algérie depuis trois générations, naît à Alger en 1927. Dès 1955, elle s’engage pour l’indépendance de l’Algérie, côtoyant Ben Khedda, Abane, Krim Belkacem, Ben M’hidi, et d’autres. Ses activités au sein du FLN sont nombreuses : liaisons avec remises de documents, hébergement de moudjahidine­, transport de matériel, impression de tracts… Arrêtée le 23 novembre 1956 par la police française, torturée, elle est libérée en 1959. À l’indépendance, en 1962, élue à l’Assemblée Constituante, puis à la première Assemblée nationale en 1964, elle participe à l’étude et la mise en place du système éducatif. En 1967, elle épouse le journaliste Abdelkader Safir et mène, jusqu’à sa retraite, une carrière au ministère du Travail.

DECES VENDREDI LE 25 AVRIL D'UNE GRANDE DAME  " EVELINE SAFIR LAVALETTE " COMBATTANTE DE L'INDEPENDANCE DE l'ALGERIE ....PAIX A SON ÂME !

Eveline Safir Lavalette, moudjahida d’origine européenne, ayant fait le choix, très tôt, et évident pour elle, d’être Algérienne au point d’en payer le prix fort (arrêtée en novembre 1956, elle est condamnée à trois ans de prison, torturée, abusivement internée dans un service psychiatrique), aura attendu l’âge de 86 ans pour enfin publier ces textes que l’on reçoit comme un don. 

Dans un registre tout à fait inédit, entre poème en prose, réminiscence, évocation, chronique des petits riens, son écriture reste inclassable. Ici, nul désir de rédiger des mémoires, de verser dans l’autobiographie, nul souci d’exhaustivité – tout est dans l’ellipse, le rythme, le mot juste et sobre. Le lecteur devra se « contenter » de bribes, de fragments, de sensations : l’enfance à Rouiba, le militantisme scout, l’engagement auprès du FLN ensuite, la prison – souvenirs glaçants, lumineux pourtant, aériens presque –, l’indépendance, Benchicao dans les années quatre-vingt-dix, l’exil, le retour à Médéa enfin.

L’auteur tisse les mots de ses textes comme elle a tissé la tissure de sa vie, avec courage, gravité, intégrité, mais aussi un humour, une fraîcheur et une fantaisie qui sont sa marque.
On en vient alors à se poser la question : cette forme qu’Eveline Safir a choisie – cette vision poétique, cet « ailleurs » –, ne serait-elle pas la forme la plus éloquente, la plus puissante, et peut-être la plus « vraie », du témoignage ?

Eveline Lavalette, issue d’une famille vivant en Algérie depuis trois générations, naît à Alger en 1927. Dès 1955, elle s’engage pour l’indépendance de l’Algérie, côtoyant Ben Khedda, Abane, Krim Belkacem, Ben M’hidi, et d’autres. Ses activités au sein du FLN sont nombreuses : liaisons avec remises de documents, hébergement de moudjahidine­, transport de matériel, impression de tracts… Arrêtée le 23 novembre 1956 par la police française, torturée, elle est libérée en 1959. À l’indépendance, en 1962, élue à l’Assemblée Constituante, puis à la première Assemblée nationale en 1964, elle participe à l’étude et la mise en place du système éducatif. En 1967, elle épouse le journaliste Abdelkader Safir et mène, jusqu’à sa retraite, une carrière au ministère du Travail.

MORT EN HOMME LIBRE NELSON MANDELA ADULE DU PEUPLE DE HADJOUT MARENGO

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« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre ». N.M
 
 
L’ancien président sud-africain Nelson Mandela est décédé aujourd’hui à l’âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg.
 
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c’est un grand homme qui vient de nous quitter, un homme de paix, de valeur mais aussi un combattant qui s’est sacrifié pour ses idées.
 
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Après avoir été le prisonnier politique le plus célèbre de son temps, « Madiba » a libéré l’Afrique du Sud de l’apartheid. il l’a propulsé aux promesses de la démocratie en
 
symbolisant la paix et la réconciliation puis la lutte pour une justice universelle.
 
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Il a réussi à libéré l’esprit des sud africains et de plusieurs milliers de personnes à travers le monde. Mandela restera l’un des plus grand homme qu’a enfanté cette terre.
 
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J’ai commencé avec une de ces citation et je termine avec une autre:
 
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« la lutte pour la liberté ne consistait pas seulement à faire des discours, à tenir des meetings, à faire passer des résolutions et à envoyer des délégations: il fallait aussi une
 
organisation méticuleuse, des actions militantes de masse, et par-dessus tout, la volonté de souffrir et de se sacrifier ». N.M
 
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HOMMAGE HISTORIQUE :UNE VIE SACRIFIEE POUR L’ALGERIE MOHAMED BOUDIAF 29 JUIN 1992 MOHAMED BOUDIAF 29 JUIN 2013

Il m’arrive souvent d’oublier ce que j’ai fais ou mange la veille,mais jamais je n’oublierais le moindre détail de ce funeste 29 juin 1992.
J’étais en train de préparer le repas de midi ,du veau aux pattes fraiches,quand j’entendis un mouvement inhabituel dans l’immeuble ,des éclats de voix hautes que je ne parvenais ni a comprendre ni a identifier.Mon neveu est sorti aux nouvelles et est revenu blême balbutiant qu’on venait de tirer sur Boudiaf…
Je l’ai traite d’idiot de croire a des inepties pareilles: non mais ca ne va pas , un président a des gardes du corps,il y’a de la sécurité ,yakhi yakhi de3ayet ta3 l3rab…
J’allume la télé,TF1 bien sur,pour prouver que j’avais raison,un flash en bas le la page confirmait la mauvaise nouvelle .J’ai crie qu’il devait être seulement blesse et j’ai prie pour qu’il s’en sorte en étant sure et convaincue que tel serait le cas.
Et puis …les insoutenables images qui défilaient sur toutes les chaines me glacèrent le sang , je suis restée  figée ,sans voix et sans larmes ,juste de la douleur et de la honte.
Des amis connaissant mon admiration pour tonton Boudiaf ,c’est comme ca que je disais quand je parlais de lui ,m’ont appelée par curiosité  pour savoir ma réaction ,des amis parmi lesquels certains ont démenti et renie que de son vivant ils le critiquaient .
Et Boudiaf est devenu tout le contraire de ce qu’ils disaient de lui.
Mensonges et hypocrisie eurent enfin des visages !
J’ai enregistre sur cassette vidéo l’enterrement et comment ils ont file avec la voiture mortuaire comme s’ils avaient peur qu’il ne ressuscite .
La réaction des jeunes: ils l’ont tué…!
La réaction du peuple: pourquoi? pourquoi?
Je voulais absolument voir les lieux du crimes et je suis allé  à Annaba après quelques jours de l’enterrement. C’était bien sur ferme mais a l’extérieur une ou deux couronnes de fleurs sèches au pied d’une stèle ou je ne sais plus quoi …La ,j’ai pleure et je n’ai pu contrôler le débit de mes larmes qui semblait puiser dans mes entailles.
Tous les jours une couronne de fleurs était-ce trop donner a l’homme qui avait tout donne? J’ai pleure l’oubli déjà, j’ai pleure l’ingratitude …
J’ai demande a ceux qui m’accompagnaient et qui étaient restes dans la voiture de venir me prendre en photo ,ils ont refuse de s’approcher et m’ont traitée de folle .Ils avaient peur et vint se dévoiler un troisième visage, celui de la lâcheté.
Un passant me prit alors en photos .
Comme je l’aimais mon cher tonton Boudiaf avec son costume marron ,son langage simple et compréhensible par tous les Algériens ,sa franchise,ses idées convaincues et convaincantes, sa simplicité ,sa  façon  d’être, son regard paternel …
ouf …soupires …
Adieu tonton Boudiaf, j’espère que nous ,les enfants de la guerre et de l’indépendance  n’irons te retrouver un jour qu’après avoir dévoilé les noms des commanditaires de ton assassinat pour que viennent s’ajouter aux visages déjà cites plus haut celui de la traitrise.
Si de la confiance nait la trahison cela fait du bien de croire que la trahison trahit toujours le traitre .

Par Souhila Sidi Moussa