HADJOUT MARENGO et L’AUTHENTIQUE USMM EN DEUIL

  1. C’est avec une profonde émotion que l’on vient d’apprendre le décès de ARBOUCHE MOHMED dit Mouhouch ancien de Marengo et gardien de but de l’USMM (authentique),  les mots ne nous viennent pas, tant l’émotion submergée de tristesse nous envahit. Nous prions Allah de l’accueillir en son vaste paradis et de lui accorder sa miséricorde et sa clémence.

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    HADJOUT MARENGO et L’USMM en moins d’une semaine viennent de perdre trois de ses enfants; Après AZIZI Mohamed et ALLIK Taïeb (Paix à leur âme) nous apprenons avec une très grande tristesse le décès de Mohamed ARBOUCHE dit Mouhouch qui a été rappelé par notre Dieu pour rejoindre son fils Rachid (Allah yarahmou) décédé deux années auparavant. Trois familles viennent de perdre leur être cher, les HADJOUTIS et MARENGOINS authentiques aussi,….La tristesse envahit profondément toutes celles et ceux qui ont connu les défunts et leurs familles,…ARBOUCHE MOUHOUCH était une personne respectueuse et très respecté, modeste, humble, serviable et souriant il a de tout temps aimé son prochain. ARBOUCHE MOUHOUCH ancien hospitalier des services généraux est allé rejoindre ses anciens collègues (Allah yarham’houm), Ancien gardien de but de l’USMM, puis de l’OM et au lendemain de l’indépendance il reprendra ses activités sportives avec le club de ses amours USMM,… ARBOUCHE Mouhouch ancien sportif a consacré sa vie avec sérieux et sourire à sa famille, son travail et sans réserve au service du sport,… Avec ses anciens collègues il a été membre fondateur d’une équipe corporatif de football dénommée les « 3 H » (Hôpital Hospice de Hadjout) avec laquelle les anciens hospitaliers de Hadjout hommes, femmes et les patients vivaient en harmonieusement et ont rehaussé le prestige de l’hôpital tant dans le cadre professionnelle que sportif. Dès sa retraite le défunt ARBOUCHE Mouhouch passa le relais à ses deux des trois enfants titulaires de l’I.S.T.S (Institut Supérieur des Techniciens Sportifs). Depuis sa retraite la vie du défunt se résumait famille, prière quotidienne et l’excellence relationnelle avec les Marengoins. Depuis le décès de l’un de ses enfants, son fils Rachid (allah yarahmou) on ressentait chez ARBOUCHE Mouhouch tristesse en même temps la résignation puisque profondément croyant il se remettait qu’à Dieu le tout puissant, le clément et miséricordieux. Aujourd’hui notre ARBOUCH MOUHOUCH à l’appel de notre Dieu nous quitte pour rejoindre son fils Rachid, ses amis et ses collègues (Allah Yarham’houm), laissant derrière lui ses êtres chers, sa famille et ses amis lesquelles ils garderont du défunt de très bons souvenirs…. ARBOUCHE MOUHOUCH QUE DIEU T’ÉLÈVE AU PLUS HAUT DE PARADIS ET QU’IL ASSISTE TON ÉPOUSE ET TES ENFANTS DE COURAGE.

    A TOUTE LA FAMILLE ARBOUCHE MOUHOUCH NOUS VOUS PRÉSENTONS NOS SINCÈRES CONDELEANCES…
    ان لله و ان اليه راجعون

    Photo : ‎HADJOUT MARENGO et L'USMM en moins d'une semaine viennent de perdre trois de ses enfants; Après AZIZI Mohamed et ALLIK Taïeb (Paix à leur âme) nous apprenons avec une très grande tristesse le décès de Mohamed ARBOUCHE dit Mouhouch qui a été rappelé par notre Dieu pour rejoindre son fils Rachid (Allah yarahmou) décédé deux années auparavant. Trois familles viennent de perdre leur être cher, les HADJOUTIS et MARENGOINS authentiques aussi,....La tristesse envahit profondément toutes celles et ceux qui ont connu les défunts et leurs familles,...ARBOUCHE MOUHOUCH était une personne respectueuse et très respecté, modeste, humble, serviable et souriant il a de tout temps aimé son prochain. ARBOUCHE MOUHOUCH ancien hospitalier des services généraux est allé rejoindre ses anciens collègues (Allah yarham'houm), Ancien gardien de but de l'USMM, puis de l'OM et au lendemain de l'indépendance il reprendra ses activités sportives avec le club de ses amours USMM,... ARBOUCHE Mouhouch ancien sportif a consacré sa vie avec sérieux et sourire à sa famille, son travail et sans réserve au service du sport,... Avec ses anciens collègues il a été membre fondateur d'une équipe corporatif de football dénommée les "3 H" (Hôpital Hospice de Hadjout) avec laquelle les anciens hospitaliers de Hadjout hommes, femmes et les patients vivaient en harmonieusement et ont rehaussé le prestige de l'hôpital tant dans le cadre professionnelle que sportif. Dès sa retraite le défunt ARBOUCHE Mouhouch passa le relais à ses deux des trois enfants titulaires de l'I.S.T.S (Institut Supérieur des Techniciens Sportifs). Depuis sa retraite la vie du défunt se résumait famille, prière quotidienne et l'excellence relationnelle avec les Marengoins. Depuis le décès de l'un de ses enfants, son fils Rachid (allah yarahmou) on ressentait chez ARBOUCHE Mouhouch tristesse en même temps la résignation puisque profondément croyant il se remettait qu'à Dieu le tout puissant, le clément et miséricordieux.</p><p>Aujourd'hui notre ARBOUCH MOUHOUCH à l'appel de notre Dieu nous quitte pour rejoindre son fils Rachid, ses amis et ses collègues (Allah Yarham'houm), laissant derrière lui ses êtres chers, sa famille et ses amis lesquelles ils garderont du défunt de très bons souvenirs....</p><p>ARBOUCHE MOUHOUCH QUE DIEU T’ÉLÈVE AU PLUS HAUT DE PARADIS ET QU'IL ASSISTE TON ÉPOUSE ET TES ENFANTS DE COURAGE.</p><p>A TOUTE LA FAMILLE ARBOUCHE MOUHOUCH NOUS VOUS PRÉSENTONS NOS SINCÈRES CONDELEANCES...<br />ان لله و ان اليه راجعون‎

    à toi mon frère Taieb qui vient de nous quitter pour un monde meilleur!
    nous nous apprêtions à fêter le mouloud comme chaque année en pareille occasion mais hélas la faucheuse a frappé à notre porte ce mercredi soir et de façon brutale;tu es parti discrètement sur la pointe des pieds rejoindre ton Créateur nous n’avons meme pas eu le temps de nous dire au revoir; nos parents et nos frères et soeursqui nous ont tous quitté seront heureux de te faire une place à coté d’eux;je parlerais de toi des jours et des jours tant ma douleur est immense:tu étais mon frère ainé,mon protecteur ,la lumière qui éclairait ma route;tu étais un océan de tendresse et d’affection pour les tiens et tes amis;
    les aléas de la vie t’ont forgé une carapace de bourru mais ceux qui te connaissent savent que dedans il y avait un cœur gros comme ça !
    tu étais réservé discret fuyant les mondanités avec sous le bras ton journal comme fidèle compagnon;
    hier jeudi jour de ton enterrement tu as réussi la prouesse de réunir autour de toi tous tes amis tes voisins les anciens et les nouveaux et toute ta grande famille dont certains pris par les destin ne se sont pas vus de puis belle lurette!
    ma peine est immense mais je suis croyante et je prie Dieu Tout Puissant de t’accueillir en son vaste Paradis et de nous donner la force le courage et la patience de surmonter cette douloureuse épreuve: toutes mes pensées vont vers Dalil ,Mohamed et Kenza tes enfants ta grande fierté , ta femme et toute la famille réunie
    je ne t’oublierais jamais ya khouya laaziz
    je ne te dis pas adieu mais juste au revoir car entoum essabikoun oua nahnou ellahikoun
    inna lillahi oua inna ilayhi radjioun

    je voudrais profiter de l’occasion pour présenter mes sincères condoléances à la famille Azizi ,Imoussaine mes anciens voisins qui viennent de perdre Djahida à la fleur de l’age et à la famille Zitouni!
    toute ma sympathie à la famille Arbouche car ammi Mouhouche un ancien collègue de l’hôpital de Hadjout est dans un état critique que Dieu soit avec lui

    merci à tous ceux qui liront ce message c’est la voix du cœur qui parle

    La sœur

L’INDESIRABLE CHEF DE LA DAÏRA DE HADJOUT

المكتب الولائي لحقوق الانسان بتيبازة يطالب بايفاد لجنة تحقيق

محايدة الى دائرة حجوط للوقوف على التجاوزات الصادرة عن

رئيس دائرة حجوط

يطالب المكتب الولائي لحقوق الانسان لولاية تيبازة بإيفاد لجنة تحقيق وزارية

محايدة للنظر في كل التجاوزات الصادرة عن رئيس دائرة حجوط ودون

المساس بكرامة الموظفين و إهانتهم مؤكدا في السياق ذاته انه سيبقى إلى

جاب كل المطالب المشروعة إلى غاية تحقيقها كاملة .

و ندد المكتب ألولائي لحقوق الإنسان لولاية تيبازة في بيان له بشدة ضد

التعسفات واستعمال السلطة بطريقة غير مشروعة لإهانة الموظفين و النيل

من كرامتهم عبر الضغط المعنوي الممارس عليهم من قبل رئيس دائرة حجوط

هذا ما ولد – حسبه – انفجارا مفاجئ من خلال اقدام أكثر من 14 إطار على

التوقيف عن العمل لمدة تزيد عن أسبوع في ضل سكوت والي الولاية وتأزم

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الأوضاع دون معالجة لائحة المطالب المقدمة إلى السلطات الولائية .

كما شدد ذات المكتب على ضرورة الكف عن التحويلات الارتجالية من مصلحة

الى أخرى دون أسباب معقولة ودون المرور عبر الإجراءات القانونية مثل

اللجنة المتساوية الأعضاء و احترام المهام الموكلة لكل إطار حسب الشهادة

و المنصب اضافة الى الكف عن التحرش المعنوي الذي يعيشه الموظفين

يوميا و الإهانات المتكررة أمام مرأى و الجميع مؤكدا ان رسالة أعوان و

موظفين بدائر حجوط و التي استلم مكتب حقوق الانسان نسخة عنها تدل على

أن رئيس الدائرة أسس جمهورية خاصة به ولا يحتكم بقوانين الجمهورية

وذالك دون تدخل الو

Insurrection des Beni Menaceur

Marceau, telle a été la dénomination coloniale de l’actuelle Menaceur, agglomération située à 35 kilomètres au sud-ouest de Tipaza, a toujours été connu pour sa résistance aux hordes d’occupation du général de Bourmont, coupeuses d’oreilles et du rouleau compresseur du général Challe. 

Bien avant, Phéniciens, Romains et Vandales virent se briser leurs rêves dominateurs sur les récifs de l’expugnable mont du Chenoua. L’association culturelle «Le cercle de l’âge d’or» a, en date du 12 janvier 2013, coïncidant avec l’année amazighe d’Yennayer, eu la main heureuse en organisant au niveau de la belle salle de conférences de la commune de Hadjout, une rencontre à visée mémorielle consacré au rôle du clan El Barkani dans la résistance à l’occupation coloniale de l’Algérie. Même si l’attache généalogique des intervenants avec les acteurs de l’époque et dont il sera question dans le propos, était évidente, il n’en demeure pas moins que la mémoire collective ne peut à elle seule, contenir dans l’oralité des trésors identitaires dont seule la transcription, peut soustraire à l’injure du temps. Mme Nora Sari Zertal, enseignante, maitre Nadir Bekkat Berkani, avocat et M. Kelil Lacène, chimiste/enseignant et président de l’association, ont réussi avec brio à cristalliser autour de l’objet débattu, l’attention d’une assistance intellectuellement triée sur le volet. 

Les dames, relativement nombreuses, battait en brèche par leur forte présence et leurs interventions, cette dominance machiste et surfaite du sexe opposé. Le seul point noir à l’indicatif de cette rencontre, a été, sans nul doute, la présence ignorée de petites girls-scouts et boy-scouts sagement assis qui ne devaient pas bien saisir les discours faits dans la langue de Molière. Une défaite posthume et de plus pour les Berkani et consorts dont la résistance à l’occupant est le principal sujet de cette manifestation. M. Boualem Benhamouda, moudjahid et ancien ministre et invité d’honneur, sauva quelque peu la mise par sa courte intervention en langue arabe ce qui n’enleva rien à la teneur historique de l’évènement. Bien au contraire. 

Diaporamas à l’appui, M. Lacène, premier intervenant, brossa un tableau sur la saga des Brakna venus de leur lointain «Trab El Brakna » en Mauritanie du Nord pour s’installer d’abord, en Andalousie puis au Magreb central ensuite. L’Inquisition catholique, menée par Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon les en débouta en 1492, tout comme leurs coreligionnaires de l’époque. Les Brakna fuient le paradis perdu pour rejoindre le Rio d’El Oro (actuel Sahara occidental). L’exode a eu du bon pour beaucoup, car ils purent côtoyer, des savants et des exégètes de l’Islam. Ils se familiarisèrent au mysticisme religieux pour ensuite, porter la bonne parole dans ce Maghreb central plongé dans la pénombre du déclin. Abdallah, un des petits fils du patriarche à la tête de la tribu éponyme quitta Sakiet El Hamra, fait le parcours inverse de ses ancêtres Hassanites venus de leur lointain Hidjaz dit-on. 

La première halte se fera autour de 1520 à Médèa, ville fondée par les Zirides. Mohamed El Barkani, y mourra en 1550, sa notoriété religieuse lui fera ériger le mausolée connu jusqu’à ce jour et en fera le saint patron de la cité millénaire. Son fils M’Hamed, dont la descendance était composée de Aicha, Said et Moussa, s’installera quant à lui au pied du massif des Boumâad dans la tribu berbère des Beni Menaceur qui lui fit allégeance spirituelle et l’aida à ériger une grande zaouïa où l’on enseignait le Coran et les préceptes religieux qui seront à la base d’ailleurs, de cette opiniâtreté dans la résistance dont a fait preuve la tribu. C’est à partir de la zaouia que son descendant Mohamed Benaissa El Berkani lèvera une armée de combattants contre l’occupant et deviendra ainsi, l’un des principaux khalifa de l’Emir Abdelkader ; il constituera avec cet autre combattant de la foi, Mohamed ben Allal, neveu du chef spirituel El Hadj Mahieddine Es Seghir ben Allal ould Sidi M’barek, le fer de lance de la résistance des Hadjout dans la Mitidja. Cette tribu aurait disposé de 18.000 combattants sur un total de 60.000 âmes. Quant à maitre Berkani-Bekkat dont la verve d’avocat transparaissait à travers son exposé, tint en haleine l’assistance toute ouïe. Prenant, délibérément, partie contre l’histoire, il affirme que le Khalifa Mohamed Benaissa El Berkani n’a pas eu la place et le rang qui lui reviennent de droit. Issue de la vieille dynastie Senhadja venue du Sud et d’en Menad en était l’aïeul, s’établira à Médèa, à Azazga et Miliana.D’aucuns rattacheraient le patronyme à la cité d’Aberkane dans le sud marocain, d’autres au teint foncé de l’aïeul. Aberkane : noir en berbère. Bien avant 1830, le clan des Brakna composé de  80  personnes disposait de 5000 hectares. 

Ces derniers firent l’objet plus tard de séquestre, qui s’est transformé en dépossession par le juridisme inique du Senatus consulte (décret du sénat) de 1863. Et c’était là, le début d’une colonisation spoliatrice des biens des autochtones, devenus des indigènes sans terre. 

En sa qualité de chef spirituel, il devenait de facto chef de guerre et levait ainsi 7000 combattants, pour participer, le 14 juin 1830, à la bataille de Staoueli. Et ce n’est en fait qu’en 1832 qu’apparut Abdelkader Ibn Mahieddine à l’issue de la«Moubaya» des trois grandes tribus de l’Ouest. Cet érudit que rien ne prédestinait au commandement, devenait à l’âge de 22 ans un interlocuteur politique et militaire respecté par ses propres adversaires. Précédé de sa réputation après sa victoire du 28 juin 1835 sur le général Trezel à la «Macta », il n’eut aucune peine à rallier à sa cause El Berkani et Mahieddine Es Seghir lors de leur rencontre de Djendel chez les Baghdadi. La résistance des Beni Menaceur, conduite par Abdelmalek Sahroui El Berkani, neveu du premier nommé, constitua le principal thème de la remarquable intervention de Mme Nora Sari. Richement documenté, le plaidoyer de la conférencière mené tambour battant, focalisa l’attention de l’assistance sur l’odyssée de ce héros victime expiatoire d’une colonisation sanglante nourrie par des lâchetés locales. Il mena la lutte sur les fronts, interne et externe pour subir, en guise de pénitence, lui et les siens les affres de la déportation. Né en 1801, mort en 1871, il consacrera 46 ans de sa vie à lutter contre l’occupant dont 16 au bagne de Sainte Marguerite au large de Cannes en Méditerranée, rendu célèbre par «Le masque de fer d’Alexandre Dumas ». La tribu des Beni Menaceur, est ce conglomérat de centres urbains, hameaux et mechtas occupant le pâté montagneux, situé entre Cherchell, Miliana et Hadjout. Elle était répartie sur plusieurs unités administratives, elle comprenait en 1871: La commune de Gourine appelée les Beni Menaceur Cheraga et dont les Brakna faisait partie, la commune de Sidi Sémiane comprenait les Beni Menaceur Ghraba, elles relevaient toutes deux du cercle militaire de Cherchell, les communes du Zaccar et Bou Maâd qui couvraient les Beni Menaceur Djebailya relevaient du cercle militaire de Miliana. La colonisation, appliquait par cette dichotomie, la règle d’or de la diversion : «Diviser pour régner ». Au nombre de quatorze fractions, les Beni Menaceur, fort de leur conviction religieuse et leur bon droit, s’opposeront, sous la houlette de Malek Sahraoui Tahar neveu de Sidi Mohamed Benaissa El Barkani, mèneront une résistance acharnée à l’occupation pendant près de quatre décennies. Après la nomination de son oncle par l’émir au poste de khalifa du Titteri, il devient de facto chef de la tribu. 

Il assure l’intérim jusqu’en février 1842, date de son arrestation et de tout le clan. Cette glorieuse résistance, sera réprimée par le sabre et le feu. Et pour prévenir toute velléitaire résistance, on faisait recours à la captivité par la déportation collective. Cette captivité durera 16 ans pour les 94+1 membres du clan. Le 95è bagnard, était un bébé né pendant la traversée de la Méditerranée. 

L’arrêté de déportation, daté du 10 février 1842, stipulera que la zaouïa sera rasée, les archives brulées et les biens mis sous séquestre. Ainsi, la politique de la terre brulée et de la déculturation faisait une entrée tonitruante. Cette stratégie, ne faisait que durcir encore, la position des bastions de résistance restés debout. On pouvait éteindre le feu, mais on n’étouffait, jamais, les braises. 

Au début de 1844, Malek et sa famille sont transférés de Sainte Marguerite au camp de prisonniers de Bône en Algérie et ce jusqu’à décembre 1845. Il s’en évadera pour rejoindre la résistance des Beni Menaceur. Il sera, malheureusement, arrêté le 5 janvier 1854 et reconduit à l’ile Sainte Marguerite. L’élargissement des Braknia, ne sera prononcé qu’en 1858. De retour dans sa tribu, il fera un appel à la mobilisation des dix principaux chefs de tribus. C’est ainsi que par le biais du caid Braham El Bouzidi des Beni Zoui, vieux serviteur de la zaouïa El Berkania, il entrait en contact avec le caid Ahmed Ben Djelloul de la tribu Zatima et avec les chouyoukh de Gouraya et des Larhat. Ainsi conforté par les adhésions, le soff des Brakna pouvait lancer le «Djihad ». Les multiples raisons de l’insurrection, selon l’historien Louis Rinn et d’après les rapports militaire consultés par la conférencière, ne furent en réalité que des prétextes au soulèvement. La cause cardinale était de débouter l’occupation française hors du territoire des Maures. Le 13 juillet 1871, la guerre sainte est proclamée à 15 kms au sud de Cherchell, au marché de Souk El Had des Beni Menaceur. 

Louis Rinn en dit en substance, nous citons : «Là, on se sentit en nombre ; le Djihad fut demandé à grands cris et voté par acclamation ; il fut décidé que le lendemain on marcherait en 3 colonnes, sur Novi (Sidi Ghilès), Cherchell et Zurich (Sidi Amar). Malek n’assistait pas à la réunion, mais il n’était pas loin. La foule alla le chercher, il fut entouré et acclamé et mis en demeure de prendre le commandement du Djihad » Fin de citation. Les escarmouches, les pillages et les attaques allaient durer du 14 juillet au 21 aout 1871 soit 38 jours. La révolte ne s’arrêtera pas, cependant, avec la mort de Malek Sahraoui Tahar El Berkani qui eu lieu le 2 août près de Zurich. Ainsi s’achève la glorieuse saga d’une famille, partie des bords du fleuve Sénégal pour une hasardeuse épopée et qui près de 4 siècles plus tard, est encore mise en opposition avec des soudards croisés dont elle a subi la persécution en Andalousie post islamique. 

Le quotidian d’Oran par Farouk Zahi

ACTE 3: BENCHARIF MOSTEFA ANCIEN MAIRE DE MARENGO,… MALGRÉ LES RECOURS RESTE VICTIME ….

DÉPARTEMENT D’ALGER                            REPUBLIQUE      ALGERIENNE
ARRONDISSEMENT DE BLIDA                                                   
COMMUNE DE MARENGO
                                                                                                             –  D E C I S I O N  –
                                                                                      Le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de HADJOUT;
                                                                       

Vu la loi n° 62-157 tendant à la reconduction jusqu’à nouvel ordre de la législation en vigueur au

31.12.1962, sauf dans ses dispositions contraires à la Souveraineté Nationale ;
                                                                     

Vu le décret n° 63-168 du 9 Mai 1963, relatif à la mise sous protection de l’Etat des biens mobiliers

et immobiliers, dont le mode d’acquisition de gestion d’exploitation ou d’utilisation est susceptible de troubler

l’ordre public ou la paix sociale ;

                                                                         

Vu l’arrêté de M. le Préfet d’Alger en date du 30 Septembre  1964 n° 630/BD.SS mettant sous la

protection de l’Etat les biens appartenant à M. BENCHARIF Mostéfa ;
                                                                           

Considérant que la délégation Spéciale, avec à la tête son Président ainsi que la Kasma de Hadjout

étaient complètement dans l’ignorance des activités du Frère BENCHARIF au sein du F.L.N pendant la révolution

armée ;
                                                                           

Considérant que le frère BENCHARIF Mostéfa a été nationalisé à tort ;
                                                                             

Sur proposition de la délégation Spéciale et de la Kasma de Hadjout,
                                                                                                     

                                                                                                                            Décide :
                                                                             

ARTICLE 1 er. – Les biens mobiliers et immobiliers ayant fait l’objet de nationalisation le

30.9.1964 sont restitués au frère BENCHARIF Mostéfa.
                                                                             

ARTICLE 2.  – M. le Sous-Préfet de Blida est prié de prendre toutes mesures nécessaires pour que

les biens désignés ci-dessus soient restitués à l’intéressé.

Le Coordinateur de la Kasma de HADJOUT                                                                                      

HADJOUT, le 7 JAN 1965
                                                                                                                                                     

Signé Le Président de la Délégation Spéciale,
                                                                                                                                                     

Pour le Président, Le Vice-Président délégué
                                                                                                                                                     

Cachet rond portant au pourtour en Français et langue nationale
                                                                                                                                                     

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE, au centre une étoile  avec Ville             
                                                                                                                                                     

de  Marengo et au dessous entre parenthèse Alger                  
                                                                                                                                                 

.ACTE 2: BENCHARIF MOSTEPHA MAIRE DE MARENGO DÉPOSSÉDÉ PAR L’ARBITRAIRE

République Algérienne Démocratique et Populaire

Préfecture d’Alger

Division des affaires économiques

Bureau Départemental du secteur

Socialiste

N° 630 BD.SS

ARRÊTE

LE PRÉFET DU DÉPARTEMENT D’ALGER

Vu le décret N° 63.168 du 9 Mai 1963, relatif à la mise sous protection de l’Etat des Biens mobiliers et immobiliers, dont le mode d’acquisition de gestion d’exploitation ou d’utilisation est susceptible de troubler l’ordre public ou la paix sociale:

ARRÊTE :

ARTICLE 1er: Sont mis sous protection de l’Etat les biens…………de Monsieur BENCHARIF MOSTEPHA……………………….

ARTICLE  2 : —-. MM. Le secrétaire Général de la préfecture d’Alger, le commissaire Central de Police d’Alger, l’Administrateur Général de la ville d’Alger, le Sous-Préfet d’Alger-Sahel, le Sous-Préfet de Blida, le Sous Préfet de Dar El-Beida, sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’execution du présent arrêté.

Fait à Alger le 30 septembre 1964

LE PRÉFET,

Signé R. BOUAZZIZ

POUR AMPLIFICATION

POUR LE PRÉFET,

LE SOUS-PRÉFET,

Cachet rond (sous-préfecture de Blida)

Signé: K. BENAZZA